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« La vie n'est pas un problème à résoudre, mais une réalité à expérimenter. » 08/03/2016

– Bouddha

 

 

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Jour après jour, l'enfant s'est effacée, laissant place à la métamorphose. Les regards changent, les sourires sont trahis, les pensées s'évadent. Le corps évolue, et l'âme prend difficilement les rênes du merveilleux pantin de chair aux milles besoins. Ce que l'on a pensé est détruit, ce que l'on souhaiterait devenir est vain. On est sortis de nos tranchées mais on n'a pas encore atteint le front ennemi. On est dans le No Man's Land. On ne devrait pas être là, c'est dangereux, bruyant, mortel. On souhaiterait en sortir, se faire trouer la peau dans un endroit plus calme, mais on y reste, autant de temps que cela est nécessaire. Pleurs, rires, baisers, sommeil, envie. On passe par tout, on vit de tout. Les souvenirs se transforment en rêveries, les nuits blanches sont polluées de pensées noires, les sourires dissimulent des cicatrices, on s'invente des problèmes et on finit par avoir les lèvres qui saignent. Adolescence. Voilà la raison d'être de l'exutoire qui vous est livré. Entre partage et besoin, bienvenue sur Azerleen.

 

Il y a un nombre incalculable de choses à dire sur moi, et pourtant je suis quelqu'un de banal, fait de paradoxes et de contradictions, de petits plaisirs et de grandes peines. J'ai seize étés derrière moi, et on m'a donné le prénom de Lorena. J'aime le froid ; marcher dans le brouillard ; voir la neige tomber ; sentir l'odeur du feu de bois ; regarder les gouttes de pluie glisser sur les épines des sapins ; lire dans mon lit jusqu'à point d'heure ; dessiner les cheveux de mes personnages trait par trait ; me masser les poignets ; regarder les citrouilles sur les marchés d'automne ; le style british, à l'anglaise ; rendre les gens heureux ; me dépenser. Je fais du karaté Shotokan depuis onze ans et je suis ceinture marron ; je descends de Hugues de Payns, premier Grand-Maître de l'Ordre du Temple, et nos origines templières sont très importantes dans ma famille ; et je peux être une grande bavarde comme une grande solitaire. J'aime bien les orchidées. Mes trois prénoms préférés sont Cataleya, Akhésa et Michaël.

 

J'ai témoigné à propos de ma synesthésie, ma claustrophobie et mon envie de faire l'armée sur un adorable blog nommé On-Est-Tous-Différents. J'ai également participé au concours de photographie sur les ombres de  Photo-Quest. En outre, je suis répertoriée chez Profusion-de-Blogs, coup de c½ur chez Design Your Own Universe, chez Répertorie-ton-Blog, chez Maybe Répertoire, chez Répertoire-de-Blogs, chez La-Gazette-Automnale, chez Looking-for-Readers, chez Répertoar-à-Blog et chez These Blogs. Vous pouvez également me retrouver sur ces blogs où je ne suis pas vraiment active : Papiers-Incandescents, French Armyz et 1CitationParJour. Enfin, je tiens à remercier NuitCarmin pour l'avatar qu'elle m'a prêté, il est juste sublime (Dieu sait à quel point j'aime les cerfs et ce qu'ils représentent pour moi). Alors merci.

 

 

© A Z E R L E E N

Tags : Présentation

« Je ne suis jamais tombée de cette hauteur, tombée dans ces yeux océan. » 17/11/2017

– Billie Eilish, Ocean eyes

 


Et tu m'as regardée, alors j'y ai cru. Je courais. J'étais en retard oui, mais ça n'avait aucune importance, parce que je t'ai vu et c'était réciproque. Tu as tenu la porte, tu m'as attendue. Tu m'as lancé un large sourire, et tu étais beau, si beau. Dans cette sincérité, ce charisme, cette allure. Tout en toi m'a plu, et je suis incapable de l'écrire sans que les mots ne m'échappent, sans que ta douce image voile mes yeux. Mon Dieu, est-ce cela, l'amour ? Moi qui croyait avoir tourné la page, moi qui me disait que c'était terminé. Et pourtant quand je t'ai vu, j'ai senti la chamade de mon c½ur, et un sourire incontrôlé se dessiner sur mon visage. Je voyais tes bras protecteurs, ta nuque, admirais tes yeux chocolat ; entendais ta voix. Une voix si parfaite, tant de fois imaginée et oubliée. L'éclat d'un homme, la voix rauque par le froid. Je t'ai aimé, tout de suite. J'ai rechuté. Tu étais ma drogue, je t'avais repoussé, et presque naturellement, tu étais revenu te loger dans chacun des battements de mon c½ur. Ton sourire. Tes yeux. Les mèches de tes cheveux. Le dessin de tes bras. Ta voix. Je suis amoureuse d'un ange tombé sur la terre juste pour moi. 

 

© A Z E R L E E N

Tags : Texte personnel

« Je vais aller sous les sapins, là où je l'ai vu en dernier lieu. » 27/10/2017

– Rammstein, Ohne dich

 

 

Tu passes chaque jour avec une fausse légèreté, cette légèreté factice que personne ne semble remarquer. Tu te dis que c'est tant mieux, que peut-être elle est réelle, que tu as fini par oublier. Et puis une larme perle sous tes yeux clairs, parce que tu t'es souvenue. Tu n'as pas oublié. Tu fermes les poings, pour sentir tes ongles s'enfoncer dans tes paumes ; mais ça ne marche pas. Tu serres alors les dents très fort, et ta mâchoire est endolorie. Rien ne marche. Tu essayes de fermer les yeux, mais sous tes paupières tu revois tout. Alors tu les rouvres, tout est embué par tes larmes. Tu ne veux pas craquer, pas devant tout le monde, pas devant toi. Mais c'est si fort, si douloureux, ça roule tout seul sur tes joues. Tu pleures, tu pleures avec tant d'ardeur. Tu pleures, tu suffoques, tu veux crier. On te regarde, alors n'en pouvant plus tu t'assois contre un mur. Personne ne prend ta main, parce que ta souffrance les effraie. Le manque. Le désespoir. La tristesse, cette infinie tristesse. Tu as un couteau dans le c½ur. Tu pleures sans t'arrêter, t'es comme un lion en cage mais tu fermes ta gueule, t'essaye de serrer tes dents encore plus fort, tu as mal. Tu as si mal. Ton silence et tes larmes brisent tout le monde. T'en as rien à foutre, t'as juste plus assez de courage pour vivre comme ça. T'as pas envie de mourir, tu veux juste sortir d'ici. Le retrouver. Y retourner. Mais tu ne peux pas, parce qu'il est mort et que cet endroit n'est plus tien. La souffrance que tu éprouves est insoutenable, tu sais que tu ne vas plus pouvoir t'arrêter. Alors tu baisses la tête et tu continues de pleurer. Seule, toute seule, torturée.

 

IL EST AU CIEL, ET TA FOI AUSSI.

 

© A Z E R L E E N

Tags : Texte personnel - Brouillard

« Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle, impossible d'avancer sans ton gilet pare-balles. » 17/10/2017

– Trust, Antisocial

 

 

Dans notre société, il s'agit surtout de faire profil bas, de se fondre dans la masse, de se replier dans un rôle et dans une vie. Alors on sort son nouveau téléphone, on branche nos écouteurs et l'on ne parle à personne, on n'offre aucun sourire bienveillant au monde qui nous entoure. En d'autres termes, c'est de l'enfermement moral ; de la claustrophobie psychique. On s'enferme dans un bureau, et un autre jour, on est enfermé dans un cercueil, si bien que personne ne prend plus le temps d'avoir du temps ; personne ne prend plus la peine d'observer la lune dans le ciel du jour, comme un filtre opaque sur une lumière bleue ; personne ne prend plus l'envie de ressentir dans sa globalité la morsure du froid au bout de ses doigts, un matin d'hiver. En effet, le monde appréhende pléthore de choses insignifiantes qui mériteraient d'être ignorées. Les dissidents sont dès lors des robots défectueux – comme se plaît à le chanter Muse dans son single Defector – ; des antisociaux perdant leur sang-froid – comme dirait le groupe français Trust dans Antisocial. C'est pourquoi certains aiment à imaginer un monde où chacun est inondé de sagesse, où l'on chérit la saveur douce et lumineuse de l'eau, où l'on lève les yeux au ciel après l'orage en pensant : « J'admire ces nuages. ». Au fond, inconsciemment on suit la foule, au fond inconsciemment on ne suit plus son soi. L'humain-automate m'indigne, m'offense, m'irrite, me scandalise, me révolte. Seulement nous tous sommes pris dans cette spirale interminable qui ne fait que se resserrer. Humain, essaye de sentir l'odeur de l'herbe coupée ; de goûter au sucré des fruits ; de voir la beauté de la source sauvage ; de toucher la roche bleue ; de sentir le vent dans tes cheveux. En peu de mots, cesse de te contenter d'exister : vis. 

 

Texte écrit dans le cadre d'un devoir de français au lycée sur la critique de la société : Ecrire un réquisitoire.
NOTE : 13/20

 

© A Z E R L E E N

Tags : Texte personnel

« Pourquoi je cours dans le passé, avec tous les souvenirs qui ne pouvaient pas durer ? » 06/10/2017

– Saving Abel, Mystify

 

 

Je suis une coquille vide. De mon apparence je me soucie, j'aimerai trouver que j'ai maigri ; des souvenirs je suis émue, j'aimerai oublier les ongles sur ma peau nue. J'éprouve un grand vide, si grand qu'il mériterait une majuscule ; les jours passent insipides, et je n'suis qu'un être minuscule. Qui a ce besoin d'être aimé, ce besoin de se sentir désiré. Alors ça coule, ça glisse, comme les gouttes de rosée sur l'herbe. Ce sont des pleurs intérieurs, c'est de la fatigue morale. L'impression d'attendre désespérément quelque chose qui ne vient pas, et rentrer le vendredi soir avec un trou au ventre, comme s'il manquait quelque chose. Bout manquant, où es-tu ? Sortirais-je un jour de mes moments vécus ? Les souvenirs se transforment en rêveries. Ils comblent mes journées, s'immiscent dans mes pupilles. Réduite à l'état d'automate, je ne rêve que d'un peu de consistance, de profondeur, de douceur aussi. De quelque chose qui me maintienne en vie. Car je suis une coquille vide.

 

© A Z E R L E E N

Tags : Texte personnel

« Je garde au plus profond de moi tout ce que tu m'as aimé. » 27/09/2017

– Slimane, A fleur de toi

 

 

Le courage est un mot souvent employé en société. On parle d'Hommes qui ont eu le courage de tirer pour sauver leur peau, le courage de venir sauver le bébé pendant que les flammes brûlaient la maison. Mais le courage selon moi a une toute autre définition. Je parle ici du courage des gens de tous les jours ; le courage de celle qui sourit pour dissimuler ses nuits blanches, le courage de celui qui salue l'Autre solitaire. C'est ce genre de personnes simples et peu reconnues qu'il revient de nommer courageuses. Parce qu'elles sont là et qu'on ne les voit pas, parce que quand elles partent on leur manque un peu ; parce qu'elles donnent de la gentillesse alors qu'elles en méritent deux fois plus, et c'est souvent les plus braves qui sont habités des plus grandes appréhensions. Au-delà du courage que j'évoque, il sommeille aussi beaucoup d'amour. Les courageux sont ceux qui aiment.  Ils font couler du miel sur nos plaies pour qu'elles soient douces et lumineuses. Ils disent « Tu es fort » à ceux qui ne peuvent se retenir de pleurer. Ils lancent en un regard un millier de lucioles pour éclairer vos sombres pensées. Les courageux sont des anonymes. En leur courage ne réside aucune violence, aucun besoin d'être remarqué. Ils sont justes là pour vous, et en vérité, peu sont là pour eux.

 

Texte écrit dans le cadre d'un devoir de français au lycée sur l'Humanisme : Décrire une des vertus de l'Homme.
NOTE : 14/20

 

© A Z E R L E E N

Tags : Texte personnel