12 tagged articles Texte personnel

silav 08/03/2016

 

Please Mr. Stark, I don't want to go...
 LORENA (i cried so hard)

 

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UN BEAU BORDEL
ez bi kurdî hindik zanim

 

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© A Z E R L E E N

« Ne te découvre pas d'un fil, tu rendrais amoureux ton miroir. » 28/01/2018

- Hoshi, Ta marinière

 

 

Saisissant ses poignets, tu la contemples. Son regard est vert et sauvage, ses lèvres effrontément roses de mai, ses cheveux de miel cascadent sur ses épaules nues. Elle a les bras si fins que tu peux les enfermer entre tes doigts. Sa peau est chaude et son teint halé, son souffle est court et le tien en suspend. Ça fait des années que tu connais son visage, des années que tu l'observes par petites bouffées, que t'as envie de la briser et de la serrer dans tes bras. Tu te souviens son ton espiègle d'enfant, et de ta façon de l'avoir faite tomber amoureuse de toi à l'école. Tu te remémore l'avoir croisée de rares fois après, et tu te demandes pourquoi elle a tant changé. Pourquoi elle a cet effet sur toi maintenant. Pourquoi son silence te donne envie de crier, pourquoi tu cherches la signification de son sourire, pourquoi elle est devenue farouche et lumineuse. Tu sais ce qu'elle pense de toi, qu'elle t'appelle Pierre au lieu de rien, parce que ton regard est dur et tes bras épais ; parce que tu sais que t'as les yeux tellement sombre qu'elle ne peut rien deviner. Elle t'attire, c'est une pulsion. T'as tendu l'élastique si longtemps que t'as fini par te convaincre qu'il se casserait jamais, et pourtant dans ses yeux tu vois les deux bouts tombés. Et elle te regarde, elle dit rien, peut-être qu'elle aussi a tendu l'élastique, peut-être qu'elle n'a jamais cessé de t'aimer un peu. Tu t'approches, t'es à peine plus grand qu'elle, et tu la lâches mais elle garde ses pupilles plantées dans les tiennes. C'est ton opium à toi ce regard là, tu la veux tellement fort que garder le silence est douloureux. Tu sens ton cri comme un lion en cage dans ta bouche, il cogne comme le vent glacé et il tonne comme un orage d'été. Elle entrouvre la bouche pour respirer, elle est espiègle avec cette bouche là, elle est si belle que pour pas le hurler tu plaques tes lèvres contre les siennes. C'est nouveau et maladroit mais tu sens qu'elle t'attendait, tu la vois fermer les yeux et se coller contre toi ; et t'es tellement heureux que tu ne peux plus penser. Les pourquoi sont effacés, il n'y a qu'elle et toi, et son prénom vole dans ta tête comme une fragrance de jasmin. Les mains fermées dans son dos t'as envie d'arrêter le temps, de finir ta vie dans ce couloir en silence qui t'as tant manqué. Ça a toujours été elle, tu le savais. Ton désir est si ardent que tu sens les vagues enivrantes de l'hystérie prendre ta tête. Tu es fou, fou d'elle et des mots que vous ne vous êtes pas dit. Rayon de soleil. 

 

© A Z E R L E E N

Tags : Texte personnel

« Si tu veux me plaire il te faudra souffrir, tristes aléas du désir. » 24/11/2017

– Chilla, Si j'étais un homme

 


Elle a les pupilles constellées d'étoiles, elle voit des choses qui te sont invisibles. Elle entend les mots sans le vouloir, comme si on lui foutait des écouteurs par on n'sait quel pouvoir. Elle est silencieuse et puis elle éclate de rire, sauf qu'le soir elle fond en larmes pour pas qu'tu la voie souffrir. Elle se tient les mains et elle joue avec ses stylos, c'est pour oublier les putain et effacer ses maux. Ça lui prend d'regarder ses avant-bras et d'se saisir la taille, c'est pour éviter les cicatrices et pardonner le mal. Souvent elle remet ses ch'veux en place et s'mord les lèvres, c'est pour tenter d'être belle et rejeter ses rêves. Tu la crois forte à rire et à déconner, tu la crois confiante à venir te chercher, mais tout ce qu'elle veut c'est pas voir, pas voir. Elle n'a rien demandé, rien demandé. Elle supplie juste d'oublier. Elle voudrait t'les jeter, sa douleur et ses excès, elle voudrait te blesser car c'est la seule chose qui soit vraie, elle voudrait réparer son c½ur et ses pensées. Tu t'rends pas compte comme ses larmes lui brûlent la peau, comme ses ça va et son sourire sont faux. A chaque seconde elle veut crier, à chaque seconde elle s'imagine pleurer, à chaque seconde elle tournoie dans l'passé. Et chaque jour ça lui manque, l'amour et la reconnaissance ; et chaque jour elle se plante, sur les mensonges d'son enfance. Elle vit par obligation, elle souffre par soumission, elle désire par vocation ; t'es l'seul qu'elle admire, dont tu combles les nuits, à l'origine de ses rires. Qu'est-ce que t'attends, qu'est-ce qu'elle veut vraiment ? Les traumatismes sont enfouis, elle n'arrive pas à les j'ter dans l'oubli.

 

© A Z E R L E E N

Tags : Texte personnel

« Je ne suis jamais tombée de cette hauteur, tombée dans ces yeux océan. » 17/11/2017

– Billie Eilish, Ocean eyes

 


Et tu m'as regardée, alors j'y ai cru. Je courais. J'étais en retard oui, mais ça n'avait aucune importance, parce que je t'ai vu et c'était réciproque. Tu as tenu la porte, tu m'as attendue. Tu m'as lancé un large sourire, et tu étais beau, si beau. Dans cette sincérité, ce charisme, cette allure. Tout en toi m'a plu, et je suis incapable de l'écrire sans que les mots ne m'échappent, sans que ta douce image voile mes yeux. Mon Dieu, est-ce cela, l'amour ? Moi qui croyait avoir tourné la page, moi qui me disait que c'était terminé. Et pourtant quand je t'ai vu, j'ai senti la chamade de mon c½ur, et un sourire incontrôlé se dessiner sur mon visage. Je voyais tes bras protecteurs, ta nuque, admirais tes yeux chocolat ; entendais ta voix. Une voix si parfaite, tant de fois imaginée et oubliée. L'éclat d'un homme, la voix rauque par le froid. Je t'ai aimé, tout de suite. J'ai rechuté. Tu étais ma drogue, je t'avais repoussé, et presque naturellement, tu étais revenu te loger dans chacun des battements de mon c½ur. Ton sourire. Tes yeux. Les mèches de tes cheveux. Le dessin de tes bras. Ta voix. Je suis amoureuse d'un ange tombé sur la terre juste pour moi. 

 

© A Z E R L E E N

Tags : Texte personnel

« Je vais aller sous les sapins, là où je l'ai vu en dernier lieu. » 27/10/2017

– Rammstein, Ohne dich

 

 

Tu passes chaque jour avec une fausse légèreté, cette légèreté factice que personne ne semble remarquer. Tu te dis que c'est tant mieux, que peut-être elle est réelle, que tu as fini par oublier. Et puis une larme perle sous tes yeux clairs, parce que tu t'es souvenue. Tu n'as pas oublié. Tu fermes les poings, pour sentir tes ongles s'enfoncer dans tes paumes ; mais ça ne marche pas. Tu serres alors les dents très fort, et ta mâchoire est endolorie. Rien ne marche. Tu essayes de fermer les yeux, mais sous tes paupières tu revois tout. Alors tu les rouvres, tout est embué par tes larmes. Tu ne veux pas craquer, pas devant tout le monde, pas devant toi. Mais c'est si fort, si douloureux, ça roule tout seul sur tes joues. Tu pleures, tu pleures avec tant d'ardeur. Tu pleures, tu suffoques, tu veux crier. On te regarde, alors n'en pouvant plus tu t'assois contre un mur. Personne ne prend ta main, parce que ta souffrance les effraie. Le manque. Le désespoir. La tristesse, cette infinie tristesse. Tu as un couteau dans le c½ur. Tu pleures sans t'arrêter, t'es comme un lion en cage mais tu fermes ta gueule, t'essaye de serrer tes dents encore plus fort, tu as mal. Tu as si mal. Ton silence et tes larmes brisent tout le monde. T'en as rien à foutre, t'as juste plus assez de courage pour vivre comme ça. T'as pas envie de mourir, tu veux juste sortir d'ici. Le retrouver. Y retourner. Mais tu ne peux pas, parce qu'il est mort et que cet endroit n'est plus tien. La souffrance que tu éprouves est insoutenable, tu sais que tu ne vas plus pouvoir t'arrêter. Alors tu baisses la tête et tu continues de pleurer. Seule, toute seule, torturée.

 

IL EST AU CIEL, ET TA FOI AUSSI.

 

© A Z E R L E E N

Tags : Texte personnel - Brouillard

« Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle, impossible d'avancer sans ton gilet pare-balles. » 17/10/2017

– Trust, Antisocial

 

 

Dans notre société, il s'agit surtout de faire profil bas, de se fondre dans la masse, de se replier dans un rôle et dans une vie. Alors on sort son nouveau téléphone, on branche nos écouteurs et l'on ne parle à personne, on n'offre aucun sourire bienveillant au monde qui nous entoure. En d'autres termes, c'est de l'enfermement moral ; de la claustrophobie psychique. On s'enferme dans un bureau, et un autre jour, on est enfermé dans un cercueil, si bien que personne ne prend plus le temps d'avoir du temps ; personne ne prend plus la peine d'observer la lune dans le ciel du jour, comme un filtre opaque sur une lumière bleue ; personne ne prend plus l'envie de ressentir dans sa globalité la morsure du froid au bout de ses doigts, un matin d'hiver. En effet, le monde appréhende pléthore de choses insignifiantes qui mériteraient d'être ignorées. Les dissidents sont dès lors des robots défectueux – comme se plaît à le chanter Muse dans son single Defector – ; des antisociaux perdant leur sang-froid – comme dirait le groupe français Trust dans Antisocial. C'est pourquoi certains aiment à imaginer un monde où chacun est inondé de sagesse, où l'on chérit la saveur douce et lumineuse de l'eau, où l'on lève les yeux au ciel après l'orage en pensant : « J'admire ces nuages. ». Au fond, inconsciemment on suit la foule, au fond inconsciemment on ne suit plus son soi. L'humain-automate m'indigne, m'offense, m'irrite, me scandalise, me révolte. Seulement nous tous sommes pris dans cette spirale interminable qui ne fait que se resserrer. Humain, essaye de sentir l'odeur de l'herbe coupée ; de goûter au sucré des fruits ; de voir la beauté de la source sauvage ; de toucher la roche bleue ; de sentir le vent dans tes cheveux. En peu de mots, cesse de te contenter d'exister : vis. 

 

Texte écrit dans le cadre d'un devoir de français au lycée sur la critique de la société : Ecrire un réquisitoire.
NOTE : 13/20

 

© A Z E R L E E N

Tags : Texte personnel